Au Musée des arts décoratifs de Berlin

Dans le cadre des Journées Européennes des Métiers d’Art 2018, la Chambre de métiers de Berlin organise du 22 mars au 15 avril 2018, au sein du Musée des arts décoratifs de Berlin, une exposition de prestige d’œuvres contemporaines mettant à l’honneur la créativité et le savoir-faire de créateurs berlinois et d’une vingtaine d’artisans parisiens invités dans le cadre du jumelage avec la Chambre de métiers et de l’artisanat de Paris.

L’exposition se tiendra dans un espace dédié aux expositions temporaires au sein du Musée. Il y sera présenté les œuvres primées de créateurs berlinois ayant participé au « Landespreis » – prix berlinois récompensant des savoir-faire d’excellence du secteur des métiers d’art – et les œuvres des artisans d’art parisiens sélectionnés.

Nous serons heureux de présenter le Clouet, un modèle conçu dans le cadre d’une collection en cours d’élaboration en partenariat avec le Domaine national de Chambord.

Münich et le travail de la main

Le sac « Sologne » a été sélectionné par la Chambre de Métiers de Paris, à l’invitation de la Chancellerie allemande,  pour représenter la France sur une exposition lors de ce salon spécialisé dans l’artisanat en Allemagne.

Ce modèl a été conçu dans le cadre d’une collection en cours d’élaboration en partenariat avec le Domaine national de Chambord.

Journées Européennes des Métiers d’Art 2018

A l’occasion des JEMA 2018, nous vous proposons un regard croisé avec l’artiste David Deweerdt sur le thème du génie de la main, un thème qu’il a déjà exprimé sur un sac Polochon. Une exposition mettra en scène ce thème de l’acte de création autour de la main : « La main et l’esprit, entre cuir et peinture ». Pour l’occasion le jeune public pourra s’essayer à une initiation à la couleur.

David Deweert travaille depuis plus de 20 ans au contact de personnes adultes handicapées. Il conduit dans ces lieux des ateliers d’expression artistique. C’est justement dans l’expression de ses propres peurs qu’il trouve la source de ses peintures. Une façon d’exorciser ses démons intérieurs qui prennent des formes organiques en mouvement et rappellent avec force ceux qui nous habitent aussi..

Marianne aux Vendanges de Montmartre

A l’occasion des Vendanges de Montmartre et comme six autres créateurs de la Goutte d’Or, nous avons interprété la figure de Marianne.

Ce sont les Mariannes en mode Goutte d’Or, sur une idée originale de Rafik Mahiout. Incarnée par Anna Belyavina-Normand, nous l’avons imaginée sûre d’elle-même, elle regarde avec confiance vers un avenir radieux !

Le bouquet de coquelicots de faïence est une création de la céramiste Tülin Diker. Une fleur libre, sauvage, qui représente la consolation, le repos, la tranquillité. Elle dit encore « aimons-nous au plus tôt », parce que sa beauté est éphémère.

Le sac ne contient peut-être pas de blé mais il exprime l’amour des belles formes, un désir de raffinement que notre Marianne est prête à semer à tout vent…

ParisArtistes# – Le sac Polochon au Bastille Design Center

Durant PARISARTISTES# le Bastille Design Center présentait une exposition collective avec une œuvre de chacun des artistes participant à l’événement.

Pour l’occasion PARISARTISTES# a sélectionné notre modèle de sac « Polochon » sur lequel le peintre japonais Akira Kugimachi a peint une représentation très personnelle de la forêt de Chambord à partir de sa technique exclusive de pigments réalisés avec des matériaux naturels.

Pigments minéraux, lapis-lazuli, corail, coquillage, marbre et cristal avec colle de peau, encre de chine sur le Polochon en cuir de veau naturel.

ParisArtistes# – David Deweerdt, la difformité transcendée

L’artiste David Deweerdt était exposé par la galerie Gilgamesh pour PARISARTISTES#.  A cette occasion nous avons été heureux de travailler avec lui pour un regard croisé qui s’est exprimé sur notre sac Polochon.

Il a travaillé sur sa morphologie afin d’y adapter les formes humaines qui constituent le vocabulaire de son art. Des formes qui expriment des sentiments, des affects, elles interrogent nos consciences sur la question de la « norme » et sur la place qu’occupe des êtres différents dans nos sociétés.

David Deweerdt travaille depuis plus de 20 ans au contact de personnes adultes handicapées. Il conduit dans ces lieux des ateliers d’expression artistique. C’est justement dans l’expression de ses propres peurs qu’il trouve la source de ses peintures. Une façon d’exorciser ses démons intérieurs qui prennent des formes organiques en mouvement et rappellent avec force ceux qui nous habitent aussi…

« Je mène donc un double itinéraire : celui de peintre et celui de soignant auprès d’un public porteur de handicaps. La peinture c’est ma vie. J’ai peint pendant de longues années sans pour autant vouloir d’ouverture vers l’extérieur. Ce n’est que ces derniers temps que j’ai franchi le pas vers les autres et vers le partage. »

ParisArtistes# – Arnaud Franc, son pinceau fait valser le Polochon

Dans le cadre de PARISARTISTES#, nous avons eu le plaisir de présenter des œuvres d’Arnaud Franc. Pour l’occasion il a mis en scène notre sac Polochon.

Avec Arnaud Franc jamais la forme ne se fige. Traits, formes et couleurs se libèrent et l’œuvre devient voyageuse, allusive. Energie des couleurs également, comme ce rouge acide qui sublime le sac.

« Ce matin-là une séance avec Aga, danseuse, va commencer à l’atelier.

Elle va poser avec un sac rouge, que m’a prêté le maroquinier Dognin.

Il a une forte présence ; son cuir est verni, sa forme joufflue quoi que structurée

avec des poignées fines qui ouvrent des perspectives de mouvements.

Aga est là, immense, belle, elle grimpe sur un socle mobile. Je mets du son, c’est parti !…

Depuis toujours je m’intéresse au mouvement, celui qui appartient au modèle vivant.

J’aime tant cette présence qui nourrit et donne tout son sens au geste dans mon dessin. »

J’aime tant cette présence qui nourrit et donne tout son sens au geste dans mon dessin. »

Jean-Paul Fauves et l’innocence perdue

Fauves ! C’est bien par référence au fauvisme qu’il a choisi son nom d’artiste. Il est originaire du Costa-Rica et nous avons eu un coup de cœur immédiat pour ses peintures aux couleurs explosives.

Nous avons exposé certaines de ces toiles à l’occasion de la Paris Design Week. Elles ont imposé leur présence forte dans le show-room : on retrouve bien « l’orgie des tons purs » qui caractérisaient les peintres fauves.

Une expression débridée de couleurs qui égaye l’espace… à première vue. Car à y regarder de plus près elles ne sont pas si naïves, les peintures de Jean-Paul Fauves. Et c’est bien le sujet de la série « A loss of innocence ».

« Nous sommes tous nés innocents et libres, mais à un moment nous perdons le fil de notre vraie nature » dit-il. Pour en savoir plus il faut s’attarder devant ses peintures qui nous parlent des icônes de notre société, dont certaines que nous connaissons depuis l’enfance comme Mickey…

Fauves s’est même approprié notre Marianne et cela a donné lieu à une vidéo créée avec Rafik Mahiout : Fauves et le sac Polochon

 

Design & Artisanat d’Art à l’Hôtel de Ville de Paris

70 créateurs contemporains, designers et artisans d’art de Berlin et Paris ont présenté des pièces uniques à l’Hôtel de Ville de Paris.

C’était dans le cadre somptueux de la Salle des Prévôts et du Salon des Tapisseries de l’Hôtel de Ville. Un événement organisé par la Chambre de métiers et de l’artisanat de Paris en partenariat avec la Chambre des métiers de Berlin et avec le soutien de la Ville de Paris.

L’artisanat d’art montre ici toute sa diversité : matériaux précieux ou du quotidien, techniques ancestrales ou novatrices, styles épurés ou exubérants. Nous avons eu l’honneur de présenter deux modèles d’une collection en cours d’élaboration en partenariat avec le Domaine national de Chambord : le Sologne et le Diane.

Eloge de l’apprentissage par Pascal Payen Appenzeller

L’Ecole de La Bonne Graine a fêté son 150ème anniversaire et Pascal Payen-Appenzeller est venu dans notre show-room pour une signature du livre édité pour l’occasion.

Créé sous les auspices de l’impératrice Eugénie, le patronage des enfants de l’ébénisterie a ouvert ses portes en 1866. Devenue La bonne graine en 1981, du nom de la rue du 11 ème arrondissement où l’école s’est installée, elle prépare aujourd’hui à une dizaine de métiers manuels.

L’école se concentre sur le savoir-faire et se limite de fait au CAP. «C’est voulu, car dans beaucoup de ces métiers, il n’existe pas de diplômes au-delà», explique Jérôme Théveny, le directeur de l’école, qui était présent également ce soir-là.

A l’issue de la soirée, Pascal Payen-Appenzeller nous a envoyé le poème suivant :

« Les vestiges ne sont pas des reliques

Tout doit disparaître pour laisser renaître la pierre comme  feuille des vieux printemps qui soulèvent  la terre vers les nouvelles ères fertiles

Ce matin d’une Pentecôte me rappelle le 17 mai 1959 jour de fête de mon saint patron et de notre première communion parents compris

Je reçus alors la montre Universal de Genève que je n’ai jamais réussi à perdre et à laquelle j’ai confié le temps réparé de ses pièces introuvables

On ne sait jamais quand la mémoire commence  ni la fin des enfances sauf à considérer avec Kafka que l’inconsolable dépend de la consolation

La journée que je trouve devant moi a trouvé son corps dans ma vie passagère dont je lui fais offrande provisoire car  comment ne pas se perdre chaque jour

La lumière est étale et rien ne dépare les horizontales rassurantes des nuages qui planent sur la ville avec le même souci de la mesure que l’histoire revue par les urbanistes

L’histoire belle  amoureuse des ordres repoussant le chaos et confiants dans l’espace qui vient des deux côtés du bas et du haut- tout ici monte du fleuve rejoint par l’ombre

Vous voyez comme il est aisé de s’égarer et les augures félicitent le poète de risquer sa vie au point de ne pas être reconnu de ses anges ou de ses anciennes évocations

Le monde s’effondrerait qu’il ne pourrait échapper à la promesse de humus et la parfaite reconnaissance des cartes auxquelles nous sommes dédiés depuis l’an zéro de l’INIFNI. »