REGARDS CROISES SUR LE POLOCHON A L’IFM

Le sac polochon est un objet de mode.

C’est un grand « fourre-tout » et sa forme concave permet d’y ranger bien des affaires, sur lesquelles le sac se referme de lui-même grâce à sa consistance flexible.

Le cuir flexible est un procédé breveté exclusif, issu d’un développement qui a mis en œuvre des compétences variées : artisanat, mode, design, deux junior-entreprises d’écoles d’ingénieur (l’INSA de Lyon et l’Ecole Centrale de Lille).

Il était donc légitime de présenter le POLOCHON, premier sac issu de ce développement, à l’Institut Français de la Mode. Car c’est l’école dont la vocation est de faire travailler ensemble tous les métiers utiles au développement de la mode.

Pour ce lancement, nous avons proposé à des artistes reconnus de réaliser une œuvre sur le sac ou à son propos. Certains artistes parmi les plus renommés nous ont été présentés par la Galerie Beaudoin Lebon.

Le POLOCHON est né d’un désir de renouveau des formes et certains artistes ont mis en scène ce désir, comme le photographe Tazzio ou la compagnie de danse Singulier Pluriel, qui a créé une chorégraphie spécialement pour l’occasion.

Pour le célèbre artiste coréen Kim Tschang Yeul, son motif formel récurrent de goutte d’eau, réalisé en trompe l’œil, a été sérigraphié sur un POLOCHON par l’Atelier Bettenfeld-Rosenblum, afin de saisir toute la finesse du dessin.

L’artiste taïwanais A-Sun Wu, quant à lui, souhaitait exprimer une idée sur la beauté quand il a créé son dessin pour le sac POLOCHON. « La beauté, l’objectif éternel poursuivi par les hommes ».

Pour l’artiste iranien Ghass, c’est un dripping à partir des quatre couleurs chargées de symboles qui fondent sa peinture : le rouge, le noir, le blanc et le jaune.

Le graffeur Oakone a réalisé un graffiti en python brodé sur un POLOCHON. Il est intervenu aussi à l’intérieur du sac pour y peindre une scène tirée d’un tableau d’Hokusai, artiste qui exprime pour lui la sérénité et la volupté et « qui correspondait tout à fait à ce jardin secret des femmes qu’est l’intérieur de leur sac à main ».

La plasticienne Fanfan a réalisé spécialement « RépuChic », dans la série de ses « Répu ». Elle est parée d’une robe du soir pour la rendre totalement Parisienne.

Olivia Fryszowski a vu dans le POLOCHON une gélule : constellation de chez DOGNIN !

Pour Eliz Barbosa, c’est la forme arrondie du POLOCHON qui a déclenché son désir d’appropriation sur l’objet devenu support original pour y placer des fragments peints de clétages de saxophone, l’un de ses sujets de prédilection.

Francis Limérat a réalisé un dessin en pyrogravure sur le cuir du POLOCHON, qui peut évoquer « une cartographie imaginaire pour un quotidien nomade vécu comme un voyage dont le sac est le symbole ».

Marie Juge a sculpté un POLOCHON en raku. Entre ses mains se joue le dialogue de la terre et de la dentelle qu’elle harmonise avec le feu. « Des œuvres en noirs et blancs émergent de cette ultime cuisson directe avec la Flamme : Le Raku ».

L’œuvre de Mila lights est un dripping sur le POLOCHON. Elle a découvert le sac, cette peau et ses formes comme un corps qui a spontanément fait corps avec la toile. Ils se sont nourris l’un l’autre, ce qui a donné naissance à deux entités, à la fois unies et indépendantes.

Arnaud Alabeurthe-Mozaliewsky et Anna Normand nous replongent dans l’ambiance des films noirs avec une série de photos argentiques qui mettent en scène une femme apeurée qui cache dans son sac POLOCHON son ultime recours…

Cécile Henri Atelier est l’un des derniers ateliers de broderie main Haute Couture parisien. L’atelier a brodé un POLOCHON avec une broderie cornely, rehaussée de feuillages 3D, véritables bijoux de tubes argent et pierres Swarovski brodés main.

Valérie Tertrais est spécialisée dans le portrait classique à la sanguine, au pastel, à la peinture à l’huile ou encore aux crayons. Elle a ainsi dessiné le portrait du POLOCHON porté par Anna Normand.

Tatiana Sofanova est originaire de Saint-Petersbourg. Elle a réalisé sur le POLOCHON une broderie à la soutache dont les méandres se déploient en lignes serpentines sur le sac pour constituer un très bel entrelacs de fils de soie et de pierres semi-précieuses.

Enfin deux artistes se sont inspirés de l’étymologie du mot « polochon », ce synonyme de « traversin », un coussin bien français à partager à deux. C’est dire qu’il est propice au rapprochement des êtres, aux regards qui se croisent…

Laurence de Marliave est peintre, elle a interprété avec humour ce thème du « polochon » sur une toile : un lit défait, un Polochon posé sur le lit… des regards qui se sont croisés… ?

Quant à Joël Ducorroy, artiste « plaquetitien », il nous a fait broder deux plaques minéralogiques sur le POLOCHON : « RÊVES » d’un côté, « SONGES » de l’autre… « Les hommes rêvent au contenu du sac d’une femme. Les femmes rêvent au sac qui comblera leur jardin secret. Le sac POLOCHON « Rêves » de Dognin est un désir partagé… »