Exposition à Bijorhca

Une exposition de parures et de perruques inspirées de l’Egypte antique, à l’invitation du Salon Bijorhca.

Depuis la nuit des temps la parure berce la vie de l’homme. Savant dosage du trio Affirmation – Séduction – Sublimation, la parure tend à refléter la personnalité de celui ou celle qui la porte. A ce délicieux petit jeu du « je porte donc je suis » chaque élément de la parure participe à l’identification de l’être. Regardes moi et tu sauras qui je suis.

Avant tout autre peuple, L’Egypte ancienne accorda un rôle primordial aux bijoux et à la parure, un rôle de protection et surtout de positionnement social. Le pays de Khepri développa ainsi un langage de l’ornement d’une incroyable diversité lexicologique. Richesse de motifs, de matériaux et de modèles : or, argent, lapis lazuli, jaspe, cornaline, cuir, etc… bracelet, pectoral, couronne, coiffe et autres perruques de crins ou de papyrus tressés, ornées de fleurs ou de cônes parfumés.

Rien n’est trop beau ou trop ingénieux pour sublimer la personne. Plus celle-ci est importante, puissante et proche du pouvoir terrestre ou sacré, plus le langage et les codes de la «mode» s’imposent à elle. Ainsi pectoral, perruque et couronne apparaissent comme des «incontournables», manifestes de la beauté, donc de l’importance de celui ou celle qui les porte.

Imaginons comment une princesse thébaine, perdue dans le Paris du XXIe siècle, réinterprèterait aujourd’hui ces atouts indispensables à sa beauté. Ainsi avons-nous élaboré huit pièces uniques. Un rêve qui, de la Seine au Nil sacré, sublime la femme moderne, Néfertiti du nouveau millénaire….